Irving Penn @ Grand Palais, Paris

Exposition Irving Penn – Grand Palais, Paris

Très belle exposition de photos d’Irving Penn au Grand Palais

pour les 100 ans à l’artiste

L’année 2017 marque le centenaire de la naissance d’Irving Penn (1917-2009), « l’un des maîtres de la photographie du XXe siècle avec l’Exposition Irving Penn.

Irving Penn @ Grand Palais, Paris
Irving Penn @ Grand Palais, Paris

Exposition Irving Penn – Grand Palais, Paris

Cette exposition qui a lieu au Grand Palais est la 1ère grande rétrospective consacrée à l’artiste américain en France depuis sa mort. Elle retrace les 66 années de sa carrière, avec plus de 235 tirages photographiques entièrement réalisés du vivant de l’artiste et de sa main, ainsi qu’une sélection de ses dessins et peintures. »

Irving Penn @ Grand Palais, Paris - Sunny Harnett
Irving Penn @ Grand Palais, Paris – Sunny Harnett

De très beaux clichés sont exposés sur 2 étages, certains concernent des parutions de Vogue avec des personnalités connues telles John Galliano, Yves Saint Laurent, Anais Nin, Colette, Gianni Versace, Richard Avedon, Nicole Kidman, etc. dans des tenues de couturiers : Chanel, Dior, Balenciaga, Patou etc.

Irving Penn @ Grand Palais, Paris
Irving Penn @ Grand Palais, Paris – Dorian Leigh, Dior Dress

Infos sur l’exposition

« L’exposition Irving Penn offre une vision complète de l’ensemble des sujets majeurs de son travail :

  • la mode,
  • les natures mortes,
  • les portraits,
  • les nus,
  •  la beauté,
  • les cigarettes et
  • les débris.

Certaines séries cultes, comme les nus, les mégots et les petits métiers seront ici présentées en profondeur. Issu d’une formation aux beaux-arts, Irving Penn développe un corpus d’images marqué par une élégante simplicité, un certain goût pour le minimalisme et une rigueur remarquable, du studio jusqu’au tirage auquel Penn accorde un soin méticuleux. Suivant un parcours tout à la fois chronologique et thématique, les visiteurs découvrent la production de l’artiste depuis ses débuts à la fin des années 30, jusqu’à son travail autour de la mode et des natures mortes des années 1990-2000.

Vogue Magazine

A noter qu’en 1947-48, il réalise pour le magazine Vogue des portraits d’artistes, écrivains, couturiers et autres personnalités du monde de la culture :

  • Charles James,
  • Salvador Dali,
  • Jerome Robbins,
  • Spencer Tracy,
  • Igor Stravinsky,
  • Alfred Hitchcock.

En décembre 1948, il voyage jusqu’à Cuzco au Pérou, où il photographie les habitants et les visiteurs venus en ville pour les festivités de fin d’année. Ses enfants de Cuzco sont devenus un chef-d’oeuvre de l’histoire de la photographie. Envoyé à Paris en 1950 par le magazine Vogue, Penn est ensuite révélé comme véritable maître du portrait de mode, produisant quelques-unes des plus grandes icônes photographiques du XXe siècle. Beaucoup sont des études de Lisa Fonssagrives-Penn, la femme et muse de l’artiste, portant des modèles haute-couture des années 1950.

Séjour à Paris

En parallèle pendant ce séjour à Paris, il commence une étude photographique des Petits Métiers, une série de portraits qui puise ses racines dans une tradition établie en gravure depuis des siècles et qu’il continue à Londres et New York. Toutes ces prises de vue emploient le même fond, un rideau peint trouvé à Paris qu’il a conservé dans son studio tout au long de sa carrière et qui est présentée dans l’exposition.

Dans les années 50 et au début des années 60, Irving Penn est devenu un photographe fortement demandé. Il continue à réaliser des portraits pour Vogue que l’on peut qualifier de classiques :

  • Picasso,
  • Jean Cocteau,
  • T.S. Eliot,
  • Marlene Dietrich,
  • Francis Bacon ou encore
  • Colette.

L’artiste les veut profonds et aboutis, comme l’art de Goya, Daumier ou Toulouse-Lautrec qu’il a étudiés. Dans la partie suivante, les visiteurs découvrent un ensemble d’études de nus datant de 1949-1950, une célébration de chair pliée, tordue, tendue, relâchée, brillamment façonnée par le méticuleux tirage argentique et au platine de Penn. Entre 1967 et 1971, Penn a voyagé pour Vogue dans le Pacifique et en Afrique. L’ensemble suivant est constitué de portraits faits notamment au Dahomey (aujourd’hui le Bénin), en Nouvelle-Guinée et au Maroc. Là, Penn procédait à ses prises de vue dans un studio itinérant, aménagé dans une tente qu’il avait lui-même conçue et avec laquelle il voyageait.

Irving Penn a également photographié les détritus, l’éphémère, le processus de désintégration, notamment avec sa série des mégots de cigarette datée de 1972. Les rebuts, blocs de métal, éléments de la rue et autres détritus démontrent l’intérêt constant d’Irving Penn pour les natures mortes, depuis ses premières images jusqu’à la fin de sa carrière. »

Photos de mode

L’ultime section de l’exposition est consacrée aux dernières photographies de mode et aux portraits de sa maturité, incluant des personnalités :

  • Tom Wolfe,
  • Truman Capote,
  • Alvin Ailey,
  • Ingmar Bergman et
  • Zaha Hadid.

Sans oublier la fameuse toile qui sert de second plan pour la plupart de ses oeuvres photographiques.

Dates clés de la carrière d’Irving Penn :

  • 16 juin 1917 Naissance d’Irving Aaron Penn à Plainfield (Etats-Unis).
  • 1934–1938 Suit les cours de la Pennsylvania Museum and School of Industrial Art.
  • 1936–1938 Étudie auprès de Brodovitch dans son Design Laboratory. Rencontre Nonny Gardner, étudiante anglaise.
  • Été 1937 Assistant de Brodovitch à Harper’s Bazaar et sur d’autres projets de design graphique à New York.
  • Été 1938 Assistant de Brodovitch. Achète un Rolleiflex avec l’argent que lui rapportent ses dessins publiés dans Harper’s Bazaar.
  • 2 octobre 1940 Irving et Nonny se marient à New York.
  • 23 décembre 1941 Irving et Nonny arrivent au Mexique après avoir traversé le sud des États-Unis en train jusqu’à La Nouvelle-Orléans.
  • 1942 Ils vivent à Coyoacán, dans la périphérie de Mexico. Mary Faulconer, ancienne enseignante au Design Laboratory, les rejoint. Irving s’adonne à la peinture et à la photographie.
  • Octobre 1942 Penn détruit ses tableaux. Il publie sa première photographie « sérieuse » (Shop Window, Mexico, 1942) dans VVV, forum d’échanges pour surréalistes en exil.
  • 3 novembre 1942 Irving et Nonny reviennent aux États-Unis, à Laredo, Texas.
  • Mars 1943 Alexander Liberman remplace M. F. Agha au poste de directeur artistique de Vogue.
  • Juin 1943 Liberman embauche Penn pour concevoir les couvertures et l’encourage à faire ses propres photographies.
  • 1er octobre 1943 La 1èe photographie en couleurs de Penn – une nature morte – fait la couverture de Vogue.
  • Novembre 1943 Irving et Nonny divorcent à New York. Série des Portraits avec symboles avec, entre autres, Ingrid Bergman, Danny Kaye, Dorothy Parker et Orson Welles.
  • Août 1944 Ses 1ères photographies de mode paraissent dans Vogue.
  • 14 août 1944 Penn s’engage bénévolement dans l’American Field Service.
  • 1946 De retour chez Vogue, fait des portraits de danseurs et de célébrités, notamment John Cage, Alexander Calder et Stuart Davis. Expérimente les négatifs sur papier.
  • 1947 Portraits en studio entre 2 cloisons formant un angle ou sur de vieux tapis posés sur des boîtes. Max Ernst, Lillian Hellman, Langston Hughes, Groucho Marx, Rufino Tamayo et Dorothea Tanning figurent parmi ses modèles. Natures mortes en couleurs. Penn et Allene Talmey, rédactrice, font un reportage sur le premier vol de la Pan American autour du monde au départ de New York, avec escales à Londres, Istanbul, Calcutta, Shanghai, Honolulu et San Francisco, le tout en un mois.
  • 1er mai 1947 Parution dans Vogue de la photographie des « douze mannequins les plus photographiées ». Lors de ce contrat, Penn rencontre la top-modèle et ancienne danseuse suédoise Lisa Fonssagrives.
  • 1948 Edward Steichen inclut des travaux de Penn dans l’exposition « In and Out of Focus » au Museum of Modern Art (MoMA). 27 novembre – fin décembre  Se rend au Pérou pour « Flying Down to Lima », avec le mannequin Jean Patchett et la rédactrice de mode Babs Simpson. Pendant la période de Noël, loue un studio à Cuzco pour photographier des habitants de la région.
  • 1949 Prend des photographies de mode dans son studio new-yorkais. Occupe son temps libre à sa série de Nus exposition Irving Penn Nudes jusqu’en janvier 1950. Avec Robert Fréson, effectue des tirages de ses Nus par destruction de colorants et redéveloppement.
  • 9 mai – 4 juillet 1950 Photographies présentées à l’exposition « Color Photography » au MoMA.
  • 1950 Dans un studio en lumière naturelle, au 85, rue de Vaugirard, à Paris, Penn fait des photographies de haute couture avec Lisa comme modèle, ainsi que des portraits et des photographies pour sa série des Petits Métiers, assisté d’Edmonde Charles-Roux (rédactrice en chef du Vogue français) et de Robert Doisneau.
  • 1952 Naissance de son fils Tom.
  • 1954–1959 Consacre la plus grande partie de son temps à des contrats publicitaires.
  • 1957 Penn embauche Patricia McCabe pour s’occuper de la gestion du studio, ce qu’elle fera jusqu’en 1993.
  • 1960 Publication du premier livre de Penn, Moments Preserved [Moments], avec des textes de Liberman.
  • 1961–1963 Le MoMA présente trente photographies de Penn dans une exposition qui se rendra ensuite à la Smithsonian Institution et dans d’autres musées des États-Unis.
  • 1964 Franchit une étape décisive dans son exploration du tirage au platine-palladium alors qu’il prépare un spot télévisé.
  • 1965 Penn signe sa centième couverture pour Vogue.
  • 1972 Collectionne des mégots de cigarette en vue de les photographier avec une lentille de microscope. Le tirage l’occupe pendant 15 mois.
  • 1975 Commence à ramasser des gobelets écrasés, des emballages et autres objets jetés sur les trottoirs pour sa série Objets de la rue .
  • 1979–1980 Série Archéologie, natures mortes photographiées au moyen d’une chambre photographique 30 × 50 cm. Ses tirages au platine-palladium l’occupent pendant une année.
  • 1983 Les préparatifs d’une rétrospective amènent Penn à revisiter ses archives. Bon nombre de ses premiers travaux sont tirés à cette occasion.
  • Vers 1985 Penn se remet à la peinture et au dessin, activités qu’il poursuivra dès lors de façon régulière.
  • 1986 Entame une étroite collaboration avec Issey Miyake.
  • 1995 Fabrique un « appareil photo de rue » pour photographier discrètement les trottoirs et les caniveaux de New York jonchés de détritus. Série de photographies avec « lumière mobile », lampe motorisée projetant une étroite bande lumineuse durant de longs temps de pose.
  • 1999 Cesse les tirages au platine-palladium, mais fait des tirages de ses dessins qui lui servent de matrices pour ses tableaux. Consacre ses week-ends à la peinture. Un inventaire de ses tableaux et dessins, en 1999, répertorie près d’un millier d’oeuvres.
  • 2000 Pour la série Sous les pieds [Underfoot], photographie les chewing-gums et autres détritus jonchant les trottoirs de New York avec un appareil Hasselblad équipé d’un macroobjectif. Se met au tirage numérique à développement chromogène et à jet d’encre, qui ravive son intérêt pour la couleur.
  • 2005  Crée la Fondation Irving Penn.
  • 7 octobre 2009 Irving Penn meurt à New York.

Commissariat :

  • Maria Morris Hambourg, commissaire indépendante et fondatrice du Département de la Photographie au Metropolitan Museum of Art, New York
  • Jeff L. Rosenheim, Joyce Frank Menschel conservateur en charge du Département de la Photographie au Metropolitan Museum of Art, New York ;
  • Jérôme Neutres, commissaire et directeur de la stratégie et du développement à la Rmn-Grand Palais.

Scénographie :

Myrtille Fakhreddine et Nissim Haguenauer, Gare du Nord Architecture

Irving Penn, du 21 septembre 2017 – 29 janvier 2018

Grand Palais, Galeries nationales, entrée Clemenceau

Cette exposition est organisée par le Metropolitan Museum of Art à New York et la Réunion des musées nationaux –Grand Palais, en collaboration avec la Fondation Irving Penn. Elle a été présentée du 24 avril au 30 juillet 2017 au Metropolitan Museum of Art à New York.

Ouverture du jeudi au lundi de 10h à20h ; mercredi de 10h à 22h ; fermeture hebdomadaire le mardi

Tarifs : 13 €, Tarif Réduit 9€

L’exposition bénéficie du soutien d’Imerys, de la Terra Foundation for American Art, la Fondation Louis Roederer et La Vallée Village.


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